Froid. Incroyable comme tout commence à ressembler au 1er décembre, celui que j'ai le plus aimé. C'est juste plus pareil. Mais bon. J'ai plus tellement le temps d'écrire & de répondre à vos commentaires. Cela dit je le ferais un jour, promis. Surtout que je suis pas une people de skyrock & que j'ai pas tant de boulot. En ce moment j'oublie. Tout passe se passe vite. Des gens me veulent comme amie, d'autre ne demandent qu'à m'enterrer. Mais je m'en fiche. Ma confiance, ils devrons la mériter. Ce qui est dur depuis ce 4 août. Celui où j'ai perdu la partie. Je m'amuse si peu, en cours. Aurélie & Tommy sont absents, & ça se ressent dans les cours d'allemand. Ils me manquent. En tout cas Axel & Maxence font de leur mieux pour rendre notre classe joviale. C'est pas gagné, mais je les aide. Parfois. Je vais dormir chez Maë ce week-end. Elle m'a manqué. Zabou aussi. J'aurais bien aimé avoir une maman comme ça. Mais elle s'occupe déjà de moi, & j'ai de la chance. J'éspère aussi trouver quelqu'un pour m'emenner à la fête de Lena. Ca va être étrange, de la revoir. Ca fait 5 ans, maintenant. J'éspère la reconnaître, au moins. Ericaca nous casse les couilles, & c'est une affirmation bien trop légère. Il faut du lourd pour la qualifier. En tout cas j'ai eu chaud, encore un peu & Maë & Zabou me passaient sous le nez. Il va falloir que je me trouve une raison d'aller en cours. Sinon ça risque d'aller trop mal. Mais c'est pas facile. Rien ne m'amuse. Surtout depuis que les fashions m'ont piqué Bobby & qu'ils l'ont foutu sur le toit. J'arrive plus à m'endormir, sans ses cris, moi. Le pauvre. Heureusement que Zabou m'a conseillé de le remplacer par une boîte de camenbert. J'aurais jamais eu l'idée, sinon. Je compte me faire des dreads, mais mes cheveux sont trop courts devant, va falloir laisser pousser. Je suis sûre que je vais pas tenir. J'vais finir par les couper. Dommage. Claire adore polluer mon agenda. Alors je pollue le sien. & y a plus de place pour se vider de ses pensées, après. Paul m'a reparlé. Peu, mais c'était suffisant. Tout va bien.

Raconte-moi ce que tu aimes. Ta vie.

# Posté le jeudi 12 novembre 2009 12:40

& moi qui n'eût qu'une crainte, me voilà servie, la peur au ventre en supplément. Tant mieux me direz-vous, mes yeux sont ouvert & la lumière allumée.Enfin naïve enfant découvre l'horreur brûlante du bas-monde, se précipitant là où bête se terre. Gamine voulant jouer, vilaine Vermine se prêta au jeu, l'enfermant entre ses griffes polies d'amertume. & demoiselle en fut ravie, dansant & criant dans sa prison d'argent. Eh bien Monstre, pourquoi avez-vous tant resséré vos petits murs, écrasant ainsi notre héroïne, tellement heureuse de votre si récente amitié? Vous ne fûtes pas de bonne compagnie, vous qui laissa périr un si simple morceau de chaire percé d'adorables yeux noirs.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 13:09

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 14:06


Eh oui Bo, il est mort. Etrange sentiment que celui que tu ressens en ce moment même, pas vrai? Bien sûr, tu souffres. & d'autres choses encore. Tu peux toujours l'entendre. Mais lui ne peux plus. Tu peux toujours le voir. & lui, sais-tu tout ce qu'il aurait donné pour pouvoir plonger ses yeux dans les tiens, à nouveau? T'as beau toujours y croire, t'es pas une jeune fille mystère qui va pouvoir lui remettre la mâchoire en place. Rien ne sert de regarder une gueule cassée d'après-guerre. Tout est fini, il a perdu, contre la vie, contre l'ennemi, tu n'as pas sû l'aider correctement, il compte certainement encore sur toi tu sais. Au moins pour lui rendre hommage, Bo, tu lui doit bien ça. Il aurait tellement voulu te voir continuer. Sans lui, comme si ça l'amusait de te pousser dans ce genre de situations complexes, où tu te retrouverais entre le désir d'aller le rejoindre & celui de tenir cette promesse de vie & de libertée. Mais tu sais, comme moi, que là où il gît à présent, il doit plus tellement penser à tes yeux de fillette. C'est tout ce qu'il a sû faire pour toi. Quelques chansons dont tu n'es pas sûre qu'elles te sont destinées. T'aurais pû lui demander, quand même, maintenant t'es coincée. Il a sans doutes crût que t'en avais rien à foutre, de ses jolis refrains. S'il avait sû, il serait resté, pour toi. Tu vois comme tu te sens ridicule, en ce moment même, à penser que tu ne pouvais rien y faire. Comme si t'y croyais, à ces conneries. Comme si t'avais pas compris que c'était sur toi qu'il reposait. Tu peux bien pleurer, mais il n'y aurait personne pour te tendre un kleenex. Tu commences à prendre de trop sales habitudes. Les autres aussi, ils vivent, tu sais bien, & comme toi, ils doivent avoir le désir de rester parmis les vivants quelques temps encore. Change donc ton fusil d'épaule, c'est la trève. De toutes façons vous avez perdu, bande d'abrutis.

Ca te fais mal aux tripes. T'aurais tellement aimé ne plus en avoir conscience.

Tellement drôle de te sentir encore brûlante. Ses cris, ça te déchire, hein? Tu refuses, pourtant il est mort. Ta faute. A toi. Ne regarde plus les autres comme l'innocence même. Si t'avais été descendue à la naissance, il serait encore en train de gueuler parce qu'il retrouve plus son médiator. L'heure est venue de t'en vouloir. Je sais, tu ne regrettes pas. Alors dis-moi pourquoi tu ne te considère toujours pas comme une méchante femme, une menthe religieuse, le "religieuse" en moins, sinon tu serais au moins allée dire au revoir à ses lambeaux. Même ça, t'as refusé de le faire. Comme quoi tes principes passent avant la vie que tu as gachée. Sale pute. Oui, & encore, le blé tu l'échange contre la souffrance, t'es sadique en plus de ça. Mais là, c'est pis. Tu l'as tué. Il est mort. Refuses-tu encore de comprendre? Le mal vient de toi, Bo. Jamais plus tu ne viendras te plaindre d'être mal aimée. C'est toi qui aime trop mal. Même pas du tout. C'est toi qui les invite à manger dans ta main. C'est toi qui les attrape & qui leur tranche le cou.

Il faut que je te dise. Elle ne t'écoute plus.

J'écoute : Nirvana - All Apologies

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# Posté le vendredi 23 octobre 2009 15:39

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 12:55


Le temps commence à se raffraîchir, & c'est tant mieux d'ailleurs, cet été fut l'abomination même. Vous savez, quand vous touchez le nirvana puis que vous redescendez, vous écrasant salement contre les pavés, la tête la première? Ce fut un peu comme ça. & puis alors? La dépression, je la garde pour la crise de la quarantaine, au fond tôt ou tard tout ça me retomberas sur la gueule. Mais pour l'instant fermons les yeux sur tout ça. Au fond je m'amuse quand même, passant mes après-midi pluvieux avec Aurélien. Je l'aime beaucoup, mais il a pas l'air de s'en rendre compte. Tant pis. Un jour je lui dirais. Les cheveux d'Axel poussent de jour en jour, il ne les coupe plus, on dirait bien. Quel enfant, avec ses rêves & toutes nos gloires passées qu'on se raconte encore parfois. Pourtant ça fait longtemps. Mais il faut bien se rappeler de ce qu'on a aimé, avant. Qu'est-ce qu'on a pû aimer. Les cours de latin se font de plus en plus animés, je crois que mes vacances ont déjà commencé. On en aura faites, de chastes batailles de boulettes de papier & des blagues bon enfant. Je suis en maternelle, eh oui monsieur. Le cercle des sales gothiques devient de plus en plus vastes, & les insultes de plus en plus cinglantes. Mais qu'est-ce qu'on deviendrais, nous, si personne ne venait nous prévenir qu'on a des trous dans le calbute & les cheveux comme la crinière du roi lion? Le calme plat. J'arrive plus à l'aimer, Elle, alors je préfère ne plus lui parler. Au moins comme ça elle comprendras que ce n'est plus possible de faire confiance à quelqu'un qui nous a trainé dans la boue devant les yeux bleus de l'être aimé. & tant pis. De toutes façons un coeur brisé de plus ça changeras rien dans ma vie. Je fais des concerts privés chaques soirs à ma maman. Mais je crois qu'elle fait semblant d'apprécier la mélodie. & puis c'est rien, des paroles franches je n'en rêve plus tellement. Je me laisserais vivre & puis j'attendrais. Julie n'aime pas l'Homme & je ne l'aime pas non plus. C'est le destin, je vous le dis. Alors les cours d'anglais se font avec les commentaires & les rappels à l'ordre en option. Je fais du patin à roulette sur des carambars au caramel lâchement abandonnés sur le trottoir, ça fait rire Elodie mais Elisa me trouve cruelle. Elle, elle préfère shooter dedans. & ça attérit sur le banc des poufs. Evidement c'est moi qui doit aller récuper le malheureux petit bout de compote de sucrerie. Evidement.

& vous, quoi de beau?


Photo : l'Hideuse.
J'écoute : Kaolin - Je reviens

# Posté le mardi 13 octobre 2009 12:33

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 12:56



J'AIME AURELIEN.


# Posté le lundi 05 octobre 2009 13:01